COMMUNE D' EVECQUEMONT

Actualités/Edito

Edito

Edito n° 212 - octobre 2018

De mémoire, jamais nous n’avons eu une première quinzaine d’octobre avec des températures si douces. D’un coté nous aimerions que celles-ci   perdurent afin de reculer le plus tard possible l’arrivée de l’hiver et le démarrage de nos chaudières. Mais de l’autre, nous savons aussi que Dame Nature a besoin de froid. C’est en effet l’arrivée du froid qui permet le repos végétatif. Les arbres ont tout particulièrement besoin d’un bon repos hivernal.

 

Et même si certaines cultures souffrent de la rigueur de l’hiver, le froid a l’avantage de tuer les parasites et protéger de certaines maladies, ce qui permettrait d’avoir recours à moins de produits phyto sanitaires.

 

 

 

Nous comprenons mieux ce que veut dire maintenant le réchauffement climatique. Et nous commençons à en voir les conséquences. Dans le dernier rapport spécial du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), les experts nous le confirment : Entre 1,5 ° et 2 ° C, on assiste à une hausse très significative de la probabilité d’un basculement irréversible de nombreux systèmes, comme la perte des récifs coralliens dans les océans tropicaux ou la fonte de la banquise arctique. À l’inverse, et c’est ce que nous dit ce rapport, une hausse de «seulement» 1,5 ° C augmenterait notablement nos chances de nous maintenir en deçà d’une situation climatique hors de contrôle. Ainsi pour la première fois, ce rapport affirme que, sur la base des connaissances scientifiques, il est «géophysiquement» possible de limiter le réchauffement à 1,5 °C à l’horizon 2100. 

Mais pour cela, nous n’avons plus le choix, il faut irrémédiablement casser le rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre. Les solutions nous les connaissons : augmentation de la part du renouvelable dans le mix électrique, plus grande sobriété énergétique, réduction drastique des émissions industrielles, remise en cause de l’étalement urbain, révolution dans les transports ou encore baisse de la consommation de protéines d’origine animale. En parallèle, il faut accroître le captage du CO2 atmosphérique par la biomasse, par exemple en étendant les forêts, en augmentant la capacité de stockage du carbone par les sols. 

La réalité est crue : nous devons modifier nos modes de consommation, nos choix techniques et nos modes d’organisation de l’espace. Nombreux sont ceux qui ont déjà entamé cette «transition». D’autres y réfléchissent. 

Dès l’année prochaine, la municipalité va organiser des ateliers d’échanges d’astuces et de pratiques du quotidien. 

Mais ce sont surtout desdécisions politiques au plus haut niveau des Etats dont nous avons besoin. Et là encore, chacun peut faire pression. Car rien n’est perdu même si le contre la montre est enclenché. En montrant l’éventail des solutions à toutes les échelles – locales, nationales et internationales – le rapport du GIEC démontre qu’il n’y a pas de place pour le fatalisme et qu’il existe des chemins pour maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 C. Un projet commun à l’échelle mondiale qui devrait appeler à la solidarité et à la paix. 

Nous vous souhaitons une bonne lecture de cette nouvelle édition d’octobre. 

 

Ghislaine Senée 

Maire d’Evecquemont